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Sombre avenir pour la High Street?

2011 ne sera pas une année mémorable pour la High Street.

Thorntons, Carpetright et Comet étaient trois détaillants de marchés très différents, mais tous touchés par le ralentissement des ventes High Street. Cette morosité sur la High Street a été confirmée par Stephen Robertson, le directeur général du British Retail Consortium qui a décrit 2011 comme «une année difficile avec pratiquement aucune croissance réelle à long terme pour les détaillants. ». Et concernant 2012, il a ajouté « Nous ne sommes pas prêts d’assister à un changement fondamental dans ces circonstances ». Cela contraste avec les derniers chiffres de vente en ligne qui montrent la poursuite de la hausse des ventes en ligne (+ 20% en Novembre 2011 vs le mois précédent et en hausse de 11% par rapport au même mois en 2010, selon l’IMRG Capgemini e-Retail Sales Index). Les Britanniques ont dépensé environ 7,1 milliards de pounds en achats en ligne en Novembre 2011 – ce qui dépasse une fois de plus la High Street en termes de croissance.

Pour l’avenir, une étude réalisée par Jones Lang LaSalle prévoit que plus de 50% de toutes les transactions non alimentaires sera influencé par le web dans les 10 ans, tandis qu’un tiers de l’espace de vente au détail sera obsolète.

Le rapport, Retail 2020, dit qu’il n’y a pas plus grande force perturbatrice que l’internet pour la High Street aujourd’hui. Le taux d’inoccupation des magasins s’élève à 14,5% (Août 2011) contre 5% à la fin de 2008.

Alors avec la croissance inévitable des achats en ligne, qu’est-ce que l’avenir réserve à la High Street? Une mort longue et lente liée à l’Internet? Peut-elle encore se battre?

On ne peut nier que les achats en ligne présentent de nombreux avantages comme le prix, le choix, la commodité et la capacité pour les consommateurs d’avoir divers avis.
Il est également indéniable que l’expérience de magasinage dans une ville moyenne du Royaume-Uni peut parfois être frustrante pour les consommateurs. Parmi les inconvénients, on citera : frais de stationnement, surpopulation, manque de connaissances ou d’aide des vendeurs ou encore longues files d’attente à la caisse pour n’en nommer que quelques uns.

Alors si elle veut survivre et prospérer, que devrait faire la High Street? Eh bien, peut-être qu’elle devrait faire ce que toute entreprise ferait face à cette menace, c’est à dire réexaminer sa propre offre et embrasser le changement en jouant ses propres forces et en exploitant les zones faibles de la concurrence.

En faisant cela, la High Street aurait une chance de compléter les achats en ligne, tout en offrant une expérience de consommation différente mais néanmoins agréable.

En se concentrant sur la gratification immédiate (pas d’attente de livraison), l’expérience sensorielle (le toucher, le goût et l’odorat sont des sens qui ne peuvent être assurés par un moniteur), les conseils d’experts, la restauration (pour l’aspect social) la High Street offrira aux consommateurs une expérience pratique et interactive avec le produit, soit une expérience différente des achats en ligne.

 Il y a quelques exemples de cas où la High Street a embrassé le changement, par exemple la croissance des services de Click & Collect. La High Street est ainsi devenue une partie intégrante du processus d’achats en ligne. Les magasins Pop Up où le consommateur peut toucher les produits et avoir une première expérience avant d’acheter en ligne. Enfin, il y a aussi des exemples de la High Street jouant de ses points forts traditionnels comme les bons vieux conseils d’expert façonnés comme démontrés par la forte performance de John Lewis au cours de la récente période de Noël.

 Avec de nouvelles innovations technologiques à venir telle que la communication de Near Field permettant aux consommateurs de faire des achats et d’obtenir plus d’informations en magasin sur leurs appareils mobiles ou encore la Fenêtre Real Shopping, innovation de PayPal qui transforme les vitrines des magasins fermées la nuit en zones de chalandise , la High Street devrait avoir beaucoup de possibilités pour compléter les achats en ligne, mais aussi pour s’affirmer comme une alternative florissante.

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